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Devenir maman solo…, un parcours atypique.

Tout ou rien

En ce mois de janvier, après des fêtes « calmes », un nouveau cycle a commencé fin décembre.

Au vu des résultats des derniers essais avec le Clomid, la dose a encore été diminuée (1/4 d’une dose normale)… Et à j11, échographie habituelle: 4 follicules apparaissent à l’écran… la prise de sang révèlera un taux d’oestradiol beaucoup trop élevé également => risque de grossesse multiple accru: jusqu’à des quadruplés… Bref encore un cycle pour rien.

Plus on diminue la dose de Clomid, plus j’ai de follicules… Le monde à l’envers en soit.

Gygy décide donc de faire un test de contrôle en février prochain, sans stimulation ovarienne, juste pour vérifier si, par « miracle », j’ovulerais « naturellement ». Autant lui que moi, nous sommes très sceptiques…

Il est plus que probable qu’on va devoir passer aux injections de GonalF… Bref ce n’est pas encore en ce début d’année 2017 qu’un essai concret va pointer son nez…

Entre déception et résignation, je balance…

Bonne année 2017 néanmoins à tous!

 

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La patience est et sera de rigueur en cette fin d’année.

Le nouveau cycle a débuté en ce début décembre. Cependant ce ne sera pas encore pour cette fois que je (re)tenterais l’aventure: la clinique de pma ferme durant les fêtes  de  fin d’année, refus de ma démarche pour ce mois-ci. Entre déception et résignation je balance… La fin d’année , la Saint-Silvestre que j’anticipais avec son lot d’émotions positives/négatives ne sera pas ce que je pensais. Pas d’attente de résultats , simplement l’attente du passage en 2017 avec l’espérance unique que le temps arrête de me défier et de jouer avec mes nerfs… Le reste de ma vie, mon entourage s’en charge bien assez ainsi…

Patience/Anticipation

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Novembre est arrivé avec l’heure d’hiver, les journées plus courtes, les humeurs maussades… Les miennes et celles de mon entourage. L’ambiance au travail reste tendue mais j’ai le soutien de quelques collègues et amis, c’est toujours utile pour se rappeler que tout n’est pas noir.

Au niveau des essais iad, je n’ai plus avancé d’un pouce, soit je risque des triplés (sous clomid, même avec la moitié de la dose standard…), soit je n’ai pas d’ovulation. Les deux cas de figure se sont présentés deux fois depuis l’été… Bref la prochaine tentative réelle (la seconde en réalité) sera peut-être pour décembre si mes ovaires ne produisent pas trop d’ovocytes en un seul cycle… Bref impossible à prévoir.

Tout ce que je sais, c’est que si on tente l’iad  en décembre, j’aurais une réponse, positive ou négative pendant les fêtes de fin d’année… J’ai envie d’y croire et, en même temps je n’ai pas le courage de prévoir quoi que ce soit réellement à l’avance, je sais que si on fait l’essai le cycle prochain et, que c’est négatif, je ne serais pas d’humeur joyeuse ou à faire la fête. Dans ces moments là je m’enferme dans ma bulle et je reste au calme le plus possible. Je me demande si jamais c’était positif quelle serait ma réaction; je crois finalement qu’elle serait la même que pour un négatif, rester dans ma bulle, digérer la nouvelle, me rendre compte que quelque chose changerait en ce moment même en moi et peut-être pour toujours… Seul le temps me le dira et, pour moi qui aime avoir le contrôle de ma vie, c’est ce genre de nouvelle positive ou négative qui peut influencer sur mes projets des jours suivants. En pleine période où tout le monde vous demande : « t’as prévu quelque chose pour les réveillons de Noel et Nouvel An? »: j’ai envie de répondre « oui » aux invitations qui se présentent  (pour Noel c’est le cas , traditionnellement avec ma famille de cœur) mais, quelque chose me retient encore pour Nouvel An. Le calendrier m’annonce une fin de cycle à ce moment là, cette semaine là, en général, je ne me trompe pas…

Si  jamais, par bonheur, je peux enfin tenter une nouvelle iad le mois prochain, la réponse tombera entre Noel et Nouvel-An. Une année fin d’année qui se clôturera sur un nouvel échec ou au contraire sur un nouveau départ… A J-40 j’angoisse déjà… Finalement il est bien probable que pour éviter ce flux d’émotion positives ou négatives qui ne manquera pas de se pointer à ce moment là, que je décide finalement de passer la Saint-Sylvestre ailleurs…, où personne ne sera là pour me poser des questions auxquelles je ne serais pas prête à répondre tant que je n’aurais pas digéré la nouvelle du résultat… En bien ou en mal, un peu de recul me semblera nécessaire au moment précis… La campagne, la mer, un endroit calme et en retrait, ce sera probablement là que je vais réserver une place pour passer le cap de 2017…

Patience, anticipation… deux opposés qui mènent parfois au même point…

 

En attendant novembre…

Dans le dernier article je mentionnais que mes ovulations avec stimulation ovarienne étaient trop risquées pour des grossesses multiples…  Je peux affirmer aujourd’hui que sans stimulation ovarienne c’est le néant… Bref on oublie ce cycle ci et au prochain on re-stimule mais avec la moitié du dosage habituel.

Mon gygy en plus de se déplacer le dimanche a le don de rester positif.  Essayons de suivre son exemple…

En attendant novembre d’autres défis d’ordre professionnel m’attendent et le retour avec une hiérarchie qui harcèle ses agents et une ambiance délétère risque d’être assez électrique ⚡…

Retour au sport dès que possible ça ne saurait être que bénéfique pour mon moral et pour la peau de certaines personnes au boulot que je finirais un jour par étriper.

D’ici là… Suite au prochain épisode et profitez de l’automne.

 

Début d’automne mitigé.

Voici un gros mois d’ici, je pensais faire une tentative en C2. La nature en a décidé autrement.  Ou je n’ovule pas, ou je risque…  des triplés. Bon c’était comme au loto  zéro; zéro,  un, deux ou trois follicules qui auraient pû être fécondés… Trop de risques selon le Gynéco,  on passe son tour ce mois ci.

La fin du cycle arrive et une douleur au bas ventre m’oblige à consulter: les médecins urgentistes pensent détecter un kyste à l’ovaire droit…  Rendez-vous pris au débit du nouveau cycle (c3) et mon gygy me dit qu’il ne voit rien d’anormal…  Le rendez-vous est pris pour J12 une échographie de contrôle et un dosage hormonal sont prévus.

Cependant je tombe malade début octobre et depuis, je suis toujours sous antibiotiques.  Est ce réellement une bonne idée de tenter quelque chose en ce troisième cycle. Une amie de galère me met le doute…  Finalement je vais laisser décider le gygy. Après tout,  je dois de toute manière contrôler l’évolution de l’ovaire (kyste présent ou non) et pour que mon dossier suive à Bruxelles une prise de sang et l’échographie sont nécessaires.  Bref quoi qu’il se dira au prochain rendez-vous,  je ne me fais pas d’illusions ni de faux espoirs.  Ce sont les médecins qui décideront ils sont les plus aptes à me conseiller pour tout ça…

Je suis un peu moralement dans le creux de la vague.  La santé n’est pas au top et l’ambiance au travail se dégrade de plus en plus. Ce qui était des pressions devient du harcèlement moral au point où une procédure de plainte se profile.  La reprise la semaine prochaine (et les suivantes) ne sera probablement pas de tout repos moralement.

Dois-je encore attendre que « ça aille mieux »,  je sais que ça ne changera pas ou peu avant le départ à la pension de la personne qui me harcèle au travail. Et en même temps j ai décidé de ne pas la laisser gagner.  Envisager une grossesse dans un stress au boulot n’est pas le plus réjouissant. En solo encore moins. Mais si j arrête de vivre c’est elle qui gagnera et on a assez de protections légales pour les femmes enceintes pour m’aider à ne pas sombrer malgré les hormones et le climat pas toujours simple du monde du travail.

Personnellement je me sens prête à accueillir ce petit être que j espère depuis tant d’années. Le monde d’aujourd’hui n’est pas simple et on a tous nos problèmes.  Y a t’il réellement un moment propice ? J en doute…

On est à l’abri de rien… Alors plutôt que de prendre notre mal en patience peut-être dois-je prendre mon bien en urgence et penser à l’avenir sans me préoccuper des être malsains, jaloux ou hypocrites qui m’entourent et dont je ne peux malheureusement pas me débarrasser d’un claquement de doigts…

Mes amis sont derrière moi, je ne suis pas seule et j ai déjà affronté d’autres soucis que cette femme qui veut me pourrir la vie.  Ce sera difficile mais elle ne gagnera pas et je n’ai plus l’intention de lui laisser me dicter ma vie par des intimidations…

Maintenant je m’en laisse aux médecins, ce sont eux qui me guideront.  L’envie et la volonté feront le reste…

Suite dans quelques jours…

Nouveau cycle…

Nous y voici: C2. Après un mois de pause qui n’a pas été pour autant de tout repos, je recommence les essais bébé via iad.

Je me surprends à calculer le « jour j » en espérant qu’il « tombe bien », afin de ne pas perdre trop de temps au travail. Mais, je sais très bien que calculer, imaginer ne changera rien c’est la nature qui décide… et un peu les médecins.  J’ai appelé mon gygy hier, reprise du Clomid (je sens que je vais encore adorer cette période ;/ ) et rendez-vous pris pour la semaine prochaine pour une première échographie et une prise de sang.

Après le premier cycle qui n’a rien donné, je ne me suis pas sentie « abattue », loin de là. J’imaginais que j’aurais eu du mal à relativiser mais non. Après tout, maintenant qu’on y est, je sais plus ou moins à quoi m’attendre et ça a quelque chose de « rassurant ». Ca peut paraître étrange mais je suis presque « sereine »: je sais ce que je veux et quoi faire pour y parvenir et c’est tout ce qui importe pour l’instant. Si tout va bien, dans deux grosses semaines, je retournerai à Bruxelles pour tenter à nouveau une rencontre entre un ovule et sa petite graine… En attendant, la vie continue.

La rentrée est belle et bien concrète, les bouchons sur les routes, les transports et magasins encombrés, les cris des enfants pendant leur temps de midi dans la cour de récrée… Tout signe l’arrivée de l’automne, tout sauf le soleil, la chaleur parfois étouffante qui persiste pour le moment… Un bébé conçu en automne serait normalement un bébé qui viendrait au monde en été… Et pourquoi pas?  Réponse dans quelques semaines…

L’angoisse de séparation (la mienne, pas celle de ma fille)

Ce n’est pas pour cette fois…

Deux semaines après l’ia, il est temps de faire une prise de sang: le résultat: négatif.

Dommage mais je m’en doutais, les règles sont arrivées plus tôt que prévu et l’analyse biologique n’a fait que confirmer ce premier échec.

Ce sera donc une nouvelle tentative probablement en septembre, mais ce cycle-ci je laisse mon corps tranquille. Les hormones qui vont avec la pma laissent des traces moralement et physiquement. Un cycle pause et on verra la suite…

Il faut oser ou se résigner à tout…

bbC1, J11 : après une stimulation ovarienne par Clomid durant 5 jours, il est temps de vérifier le résultat; endomètre trop fin 6mm…

C1, J14 : seconde échographie et prise de sang chez mon gygy habituel; endomètre à 9 mm et un beau (gros) follicule de 29 mm, il est temps d’appeler la clinique de Bruxelles, pour voir ce qu’ils en pensent…

Résultat: C1, J15: après avoir promener ma boite de Pregnyl de la maison au travail puis chez des amis, je dois m’éclipser d’un repas à 20h précise pour faire cette injection qui déclenchera l’ovulation… Quel plaisir de « se piquer » soit-même :(. ouf, c’est vite fait,je retrouve mes amis.

 

C1, J16: c’est peut-être « le premier jour du reste de ma vie », la chanson de Daho fait un écho tout particulièrement ce matin pluvieux d’août.

« Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C’est pareil pour tout l’monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s’effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C’est dur pour tout l’monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
C’est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel »

7h30 départ pour Bruxelles où je retrouve une « copine de galère ».                                       10h30 elle arrive à me déstresser dans la salle d’attente du Chirec, 11 h arrive et le « moment » est arrivé, voici l’insémination. la gygy m’explique ce qu’elle fait, ce n’est pas le plus agréable que j’ai connu, mais c’est pour la bonne cause. Après signature des derniers papiers et remise des copies des autorisations co-signées par la gygy, je peux partir. Je ne ressens rien de particulier à ce moment précis, je pense qu’il faut quelques heures pour réfléchir, penser (impossible de faire autrement) et se rendre compte qu’un cap essentiel est passé: j’ai franchis le pas, j’ai osé, les dés sont jetés… Je quitte l’hôpital avec mon amie.

L’heure du repas approche, un petit snack italien nous fait de l’œil dans la capitale belge. On discute de la procédure, des craintes, de ce qu’on ressent, peu à peu je prends conscience de ce qui se passe en moi: un ovule attend d’être fécondé pour créer une nouvelle vie, un embryon, un bébé… Rien n’est joué, on connaîtra le résultat dans une quinzaine de jours.

L’après-midi s’écoule et nous faisons du shopping: à nous les magasins de puériculture et vêtements pour bébé en tout genre, on craque devant tellement de petites chose en se demandant si ce sera bientôt nous qui mettrons ces habits minuscules à notre enfant… On rêve, on espère, on attend… Il est l’heure de se quitter après une journée qui sera peut-être décisive: « Il faut oser ou se résigner à tout », cette petite citation me poursuit depuis longtemps, aujourd’hui… je sais pourquoi elle me parlait tant!

 

 

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