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Devenir maman solo…, un parcours atypique.

Qui je suis…

Sysy en diminutif de Sylvie, 31 ans, célibataire, belge… Jusqu’ici rien d’atypique…

J’ai toujours voulu devenir maman; connaître la maternité, avoir une famille à moi, donner l’amour que je porte en moi, donner la vie…

Seule ombre au tableau: je n’ai pas rencontré l’homme avec qui je peux partager ce projet de vie. Des rencontres j’en ai faites, des histoires j’en ai connues, 2-3 de « sérieuses » enfin, j’espérais qu’elles le soient mais au final, ça ne l’a pas fait…

Après un premier amour qui s’est avéré une belle utopie dont on met quelques années à se remettre, j’ai vécu une relation « d’adultes » de plusieurs années. Une histoire de fiançailles où je me  suis donnée à fond pour finir par me rendre compte que l’autre, mon petit ami, était en fait un grand enfant qui recherche une « seconde maman », une maîtresse et une cuisinière…  Et moi… Je ne supporte pas ça!

J’ai besoin d’une relation égalitaire où l’Homme avec un grand « H » peut s’impliquer dans la relation autant que moi. Une relation de couple où l’on se soutient l’un l’autre, où chacun a son petit jardin secret (sinon qu’aurons-nous encore à nous raconter dans 10 ans?), où la confiance règne, où l’amour est présent et bien réel, où il y a du dialogue, où il y a le respect de la personnalité de chacun… où votre compagnon ne passe pas son temps à « mater » tout ce qui passe en rue et à collectionner les pages « favorites » des nanas qu’il trouve sur les réseaux sociaux ou du moins regarderait « discrètement »… Où… Une relation où je serais enfin moi-même, sans crise de jalousie au moindre sms reçu, sans entendre « je ne sais pas (le faire) », « il fait trop chaud (froid), je suis fatigué » et la phrase la pire que j’ai entendue « oui mais ça c’était avant, j’ai changé depuis… » mon oeil! Bref j’aurais aimé une relation où je ne devrais pas jouer la femme-l’homme, la psy et la défenderesse de l’autre 24h sur 24… Au bout de X années, j’ai rompu les fiançailles, j’ai eu la belle famille à dos et Monsieur l’ex n’a pas encore tourné la page… mais ça ce n’est plus mon problème.

J’ai pris du temps avant de me ré-engager dans quelque chose de « sérieux » puis, un jour, j’ai rencontré un Homme avec un grand H, indépendant, doux, respectueux, un papa, un adulte réel bien vivant… Et Cupidon a lancé ses flèches… Grand mal lui en a pris… cet homme bien sous tout rapport ne voulait pas la même chose que moi, Cupidon ne l’avait pas frappé assez fort… Mais ça il ne me l’a dit qu’après un an et demi et une vasectomie faite à la va-vite et sans m’avoir consulté avant… Clap de fin, larmes, colère, déception… Comment encore croire que cet homme existe, comment encore attendre 5-10 ans avant de le rencontrer… J’ai laissé tomber (en tout cas pour un moment).

Cependant, pendant toutes ces années (10-12 ans de ma vie), j’ai toujours su une chose: j’aurais un enfant, à moi ou adopté, en couple ou non. Cet enfant il serait désiré et élevé dans l’amour, pas dans les non-dits ni les disputes et les conceptions trop différentes de la vie en général et de l’éducation en particulier. Cet enfant j’en ai rêvé, je l’ai désiré et je le désire plus que tout… Dernier recours après mure réflexion et avec le soutien de ma soeur et de quelques amis: la PMA. L’insémination artificielle avec donneur anonyme (en Belgique c’est la règle). Le parcours psychologique et médical est long, tortueux, pas simple mais au bout je commence à voir une petite lumière, une étincelle: Un hôpital bruxellois, une équipe médicale, un gynécologue , une psy ont décidé de me faire confiance et de m’aider dans ce projet un peu fou: devenir maman mais sans papa… à la base. J’espère toujours rencontrer cet homme avec qui je pourrais être « moi-même » et qui accepterait ma petite famille (et moi la sienne , si il en a une) pour former une famille… Une famille  différente, mais une famille tout court… Et une maman avec son enfant , c’est déjà une petite famille!  Voici mon parcours.

 

 

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Article mis en avant

Presque 9 mois.

Nous sommes encore dans le brouillard. J’aime à penser que la lumière est devant nous. Ça prend juste encore du temps. Heureusement les proches sont là indefectibles et les amis proches sont et deviennent la famille qu’on se choisis. Ils sont là pour nous aider à voir le bout du tunnel, même certains qu’on voit rarement mais pour qui le mot « famille » signifie encore quelque chose, merci S.

Neuf mois c’est le temps à t’attendre dans la tempête. Avec quelques semaines de répit avant de retomber sur un nouvel orage… tel est notre quotidien depuis ta naissance.  Neuf autres mois où tu fais mon bonheur au quotidien mais dans un contexte qui n’est pas favorable à notre épanouissement. J’aurais essayé, pourtant, il faut se résoudre à voir les choses en face et être prêtes à traverser un nouvel et j’espère dernier ouragan pour enfin être au calme définitivement. Je suis prête, prête pour toi.

Toi que l’on protège tel un trésor.  Tu grandis. Tu marches à quatre pattes. Tu es debout. Tu dis « mama » entre autres mots et babillages. Tu observes et souris à tout autour de toi. Tu as mal aux dents aussi et tu te réveilles encore parfois la nuit, de mal,  ou pour avoir le réconfort d’un biberon nocturne. Tu commences à goûter à tout. Tu es une vraie pile électrique comme ta mère. Tu fais le bonheur de la famille. Notre famille que nous construisons chaque jour depuis presque 9 mois toi et moi…

A. ❤

 

 

 

Mon phare dans la tempête…

Aujourd’hui elle a 8 mois. Elle a 2 dents, les suivantes la font souvent souffrir. Elle passe ses nuits, s’assied seule, rampe comme un militaire et à presque acquis la marche à 4 pattes. Elle veut se mettre debout et tente de manger seule, maladroitement mais ses efforts paieront. Elle a fait son premier plongeon à la piscine et à adoré celà. Elle crache, comme un petit lama, fait des bulles, s’amuse à tout jeter par terre jusqu’à ce qu’elle voit notre petit air agacé et se mette à rire aux éclats, provocant par là même un fou rire de votre part. Elle grandit… Elle,ma petite fille, mon bébé grandit, ne cesse d’évoluer et croque la vie du haut de ses 2 petites dents…

Elle est mon phare dans une période plus sombre. Là où tout est tumulte autour de nous,  elle éclaire nos vies de son sourire. Là où parfois les larmes prennent le dessus, son rire et ses câlins vous donne l’envie et le besoin de relever la tête et d’avancer.

6 mois

6 mois de toi, six mois de moi, 6 mois de nous… La moitié d’une année pour s’apprivoiser, se connaître et se reconnaître. Six mois de bonheur avec parfois les creux de la vague mais en perpétuel mouvement. Six mois de progrès, de rires, de larmes aussi. Six mois où je t’aime plus que tout et tant encore à venir. Joyeux « demi anniversaire » mon ange.

Savoir lâcher prise et accepter de l’aide…

En tant que maman solo « par choix », on entend souvent dire « qu’on l’a voulu, on l’a eu, il faut assumer ».

Seulement voilà solo ne veut pas dire « pas entourée ». L’importance d’un bon réseau est primordiale. Pédiatre, gardienne, nounou, famille, etc. sont autant de soutien important dans les moments plus dur où la fatigue se fait sentir et où parfois le moral fait défaut.

Parlons-en de la fatigue : durant 6 mois et donc déjà pendant ma grossesse j’ai été abonnée aux insomnies chroniques pour arriver à une moyenne de 3h de sommeil par nuit ou plutôt disséminées sur 24h… Avec l’arrivée de bébé, l’allaitement, les nuits hachées de ma fille n’ont rien arrangé. Au bout de 6 semaines avec bébé j’étais KO, les hormones aidant, le moral baissait.  Ce qu’on pensait être un babyblues s’est avéré être une dépression post partum. Sujet tabou dont on se sent doublement coupable. Coupable de ne pas se sentir épanouie en tant que maman. Coupable parce qu’on a choisi d’assumer seule cet enfant qui a besoin de nous, de notre attention, de tout notre amour et que, suite à cet état de dépression, à cette fatigue impossible à combattre, nous sommes loin des 100% pour pouvoir nous occuper parfaitement de notre enfant. Les pleurs, les doutes, la fatigue nous envahissent de jour en jour jusqu’au moment où le corps dit STOP. C’est une grippe qui m’a mis KO et m’a obligé à voir la réalité en face: j’allais très mal. J’ai du demander et accepter de l’aide de ma famille. Je devais prendre soin de moi pour réussir à prendre soin de ma fille.

Une hospitalisation pour me reposer à été nécessaire. Durant quelques semaines ma famille a pris le relais auprès de mon bébé et je leur en serait éternellement reconnaissante.

J’ai culpabilisé de manquer certains moments avec mon bébé, d’obliger ma famille à être h/24 avec un bébé c’est épuisant et ils ont mis leur vie entre parenthèses le temps de cette hospitalisation. A eux je leur dit MERCI.

Certains diront que la dépression c’est dans la tête et que seule la motivation de se relever suffit. Malheureusement il n’en est rien. Pendant 3 semaines presque j’ai culpabilisé de ne pas être avec ma fille, de me reposer sur d’autres personnes…. mais il est là le vrai sujet : j’avais besoin de repos, d’être un peu égoïste pour penser à me remettre sur pied et après être capable de reprendre mon rôle de maman à 100%.

Cette expérience n’est pas simple mais elle fait partie de mon histoire et de celle de mon bébé.  Cette parenthèse a renforcé les liens entre mon bébé et ses « tontons et tatys ». J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir compter ainsi sur mon entourage.  Je ne les remercierai jamais assez pour l’amour et le temps qu’ils ont consacrés à mon bébé.

Aujourd’hui grâce à ce repos,  à un traitement et à ma famille je vais mieux et j’ai repris le chemin du travail.

J ai fait quelques rencontres à l’hôpital, des personnes formidables avec qui je suis restée en contact.  De cet épisode « noir » au début en découle une nouvelle lumière avec deux choses importantes: on est maman mais pas que… c’est important de ne pas s’oublier et de prendre soin de soi mais également il est important d’oser demander de l’aide et de se construite un réseau.

Ma fille a commencé la crèche, est suivie par son pédiatre , elle va très bien et ne semble pas affectée par cette parenthèse dans la vie de sa maman et c’est le plus important.  Son bonheur passe aussi par celui de sa maman…

Une conception… une (re)naissance…

Il y a un an son histoire commençait… Il y a un an, grâce à une petite graine inconnue, une nouvelle vie allait se créer…

Aujourd’hui elle est là mon bonheur, la prunelle de mes yeux, mon bébé, ma fille 💝💝💝

Une date de conception tout aussi importante pour moi qu’une naissance, la naissance de son histoire, ma renaissance.

De la césarienne à la rencontre…

Ce jour de janvier 2018, le jour où je suis devenue une maman… ta maman.

9h00: arrivée à la maternité: l’inscription et l’admission.

10h00: l’arrivée dans la chambre et l’installation… (la provision de bonbons de ta tati est prête 😂😂😂), la mienne n’est pas moins conséquente… Tu feras partie d’un clan de gourmand(e)s

11h00: tout se précipite: habillage pour la salle de césarienne, dernier monitoring,  dernières photos entre soeurs , derniers papiers « au cas où… »  Derniers rires, dernières larmes, derniers moments avec mon ventre rond….

A ce moment précis mon bébé, ce ventre où tu grandis depuis maintenant 38 semaines d’aménorrhée, je ne suis pas encore prête à le voir  « disparaître »…

Oh biensur j’ai hâte de te rencontrer ma petite bulle mais, j’ai du mal avec l’idée de cette césarienne programmée à telle date , telle heure, le tout sans nous/te laisser le choix de venir naturellement.

Je sais que tu est prête, (j ai une entière confiance en notre gynécologue grâce à qui tu es arrivée ). Mais, dans ma tête je ne suis pas prête, je te sens encore trop « petite », on a encore au moins deux semaines avant le terme et j aurais voulu profiter encore de ces deux semaines avec toi dans mon ventre…

Ne me demande pas pourquoi mon ange, mais moi, ta maman je n’étais pas encore prête à dire aurevoir à tes petits coups, à ces moments intimes juste à nous 2.  Et pourtant, Dieu sait si je t’ai désirée et aimée et comme je t’aime déjà ma petite bulle,  ma fille.

12h00: après un dernier monitoring, nous sommes amenées en salle de césarienne. L’anesthésiste m’explique tout ce qu’il fait et il pratique la Rachianesthésie. Le bas de mon corps s’alourdit, nous ne pouvons plus reculer.

12h30: Le gynécologue est prêt à commencer et ta Tatie est dans la salle à côté avec la pédiatre et les sages femmes.

Je ne dis rien mais j ai peur de cette rencontre un peu brutale même si elle est tellement attendue et pourtant si flippante à mes yeux…

12h42 ton premier cri, signe de ta naissance , de ta venue dans ce monde. Tu es née ma fille, tu fais naître une mère…

Le Gygy te montre à moi par dessus le champ opératoire et, toi petite puce déjà bien éveillée tu lui feras pipi dessus en guise de protestation (les sages femmes et la pédiatre ne vont pas y échapper non plus).

A peine née tu nous montres ta détermination, la force de ta voix, ton envie de vivre et de téter. Tu es en parfaite santé et Tatie fait le peau à peau avec toi.

J ‘aurais préféré un accouchement naturel mais, la césarienne était la seule option pour notre santé à toute les deux. Pendant que ta Tatie veille sur toi et t’admire (elle est ton ange gardien sur cette terre). Pendant ce temps le gynécologue finit son travail et me recouds. Il ferme cette cicatrice qui sera le signe à vie que je t’ai donné la vie…

Bienvenue dans ce monde mon bébé 👶

Je ne te promets pas d’être parfaite mais, je ferai de mon mieux, stp sois indulgente avec moi, ta maman, car j ai tant à apprendre de toi ma fille…

❤❤❤ Je t’aime ma petite bulle, ma princesse ❤❤❤

 

Mamans ou papas solos, couples homos : les enfants des « nouvelles » familles se portent bien (selon une étude anglaise)

«  »La qualité des relations interpersonnelles au sein d’une famille est plus importante pour le développement d’un enfant que la structure dans laquelle il grandit. » Une qualité notamment définie à la lumière de l’implication émotionnelle, d’une présence chaleureuse et d’une bonne communication. »

Invitée par les organisateurs du 15e Congrès de la Société suisse de psychologie, Susan Golombok s’exprimait lundi 5 septembre sur le résultat de ses recherches dans le cadre d’une conférence publique à l’Université de Lausanne.

Voir l’article original

Le 3ème trimestre, dernière ligne avant la rencontre.

 

Ma grossesse a été tout sauf calme. Bouleversée par les événements subits et non choisis, bouleversante sur le plan physique et émotionnel… Ce dernier trimestre qui mène à l’aboutissement  à la rencontre n’aura en rien été différent du second en terme de stress… Autant être claire je n’ai pas vécu une grossesse sereine et j’aurais ce regret à vie…

Au niveau aménagement: mon meilleur ami a terminé la chambre et sans lui ce serait encore en chantier… Il restera des details de décoration mais le gros est fait et les meubles ikea ont été montés (non sans mal). Une connaissance a dépanné pour l’électricité qui est normalement du « provisoire » mais ça aidera.

Les « derniers » achats sont fait. J’ai pu aménager et ranger les affaires pour l’arrivée de ma fille. Tout ceci rend plus concret le fait qu’un bébé va grandir ici et que ma famille va se créer…

De mon côté, ces trois derniers mois de grossesse n’ont pas été simples.

J’ai fait beaucoup de rétention d’eau et d’hypertension (on se dirige vers une césarienne programmée). Les contractions ont été souvent presentes et parfois douloureuses.  Je ne me suis pas reposé, je n’aurais pas su… et, j ai réussi a tomber dans les escaliers et me faire une entorse + maux de dos à passé 8 mois… Fatigue+++

La petite bouge de plus en plus tout le long de ce dernier trimestre. Son poid n’est pas énorme mais on m’annonce un bébé dans la norme à terme (evalué à +/- 3kg200). Son coeur va bien. Elle a été en siège, ensuite s’est retournée mais le placenta lui etait toujours très bas. La césarienne annoncée à 18sa aura bien lieu. En cas de début de travail, je ne dois pas attendre et foncer directement à la maternité. Un accouchement par voies basses est à proscrire. J’ai d’ailleurs dû stopper les cours de préparation à l’accouchement en piscine (à mon grand regret car ça me déstressait…). Il faut se faire à l’idée, se résigner, c’est pour notre bien à toutes les 2. Encore une chose que je n’aurais pas choisi, ma manière d’accoucher… La fin de grossesse arrive à grand pas et le flou reste malgré la « preparation psychologique « … En fait, je crois qu’on est jamais réellement prêt…

Mais le principal … Ma fille sera là… dans mes bras <3.

 

Ces petits coups…

Vers 18 sa j’ai commencé à sentir ses petits coups. Des mouvements à peines perceptibles au debut et qui au fil des mois deviennent plus prononcés et même parfois un peu derangeant. Pour ma part, les coups de coudes dans la vessie ou les coups de genous et de pieds dans les côtes ont été monnaie courante ces dernières semaines…

Des coups, des flottements, la sensation d’être réellement « habitée »; sentir son bébé bouger est à la fois magique et parfois stressant (bouge-t-il assez?). Dès que la fréquence de mouvement diminue chaque maman aura tendance à s’inquiéter. Les visites à la maternité pour s’assurer que bébé va bien via un monitoring peuvent souvent rassurer la future maman mais, on se sent souvent idiote aussi: et oui bébé se décide souvent à reveiller au moment où l’on arrive à l’hôpital… Il a déjà de l’humour ce petit être qui grandit en nous.

Ces mouvements sont visibles au fil des semaines, déforment le ventte en noys faisant souvent rire. On arrive a « communiquer » avec bébé par le toucher avant sa naissance. Ces petits coups vont franchement me manquer après la naissance.

Essayons donc d’en profiter encore un peu avant la rencontre de notre vie <3.

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