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Devenir maman solo…, un parcours atypique.

Qui je suis…

Sysy en diminutif de Sylvie, 31 ans, célibataire, belge… Jusqu’ici rien d’atypique…

J’ai toujours voulu devenir maman; connaître la maternité, avoir une famille à moi, donner l’amour que je porte en moi, donner la vie…

Seule ombre au tableau: je n’ai pas rencontré l’homme avec qui je peux partager ce projet de vie. Des rencontres j’en ai faites, des histoires j’en ai connues, 2-3 de « sérieuses » enfin, j’espérais qu’elles le soient mais au final, ça ne l’a pas fait…

Après un premier amour qui s’est avéré une belle utopie dont on met quelques années à se remettre, j’ai vécu une relation « d’adultes » de plusieurs années. Une histoire de fiançailles où je me  suis donnée à fond pour finir par me rendre compte que l’autre, mon petit ami, était en fait un grand enfant qui recherche une « seconde maman », une maîtresse et une cuisinière…  Et moi… Je ne supporte pas ça!

J’ai besoin d’une relation égalitaire où l’Homme avec un grand « H » peut s’impliquer dans la relation autant que moi. Une relation de couple où l’on se soutient l’un l’autre, où chacun a son petit jardin secret (sinon qu’aurons-nous encore à nous raconter dans 10 ans?), où la confiance règne, où l’amour est présent et bien réel, où il y a du dialogue, où il y a le respect de la personnalité de chacun… où votre compagnon ne passe pas son temps à « mater » tout ce qui passe en rue et à collectionner les pages « favorites » des nanas qu’il trouve sur les réseaux sociaux ou du moins regarderait « discrètement »… Où… Une relation où je serais enfin moi-même, sans crise de jalousie au moindre sms reçu, sans entendre « je ne sais pas (le faire) », « il fait trop chaud (froid), je suis fatigué » et la phrase la pire que j’ai entendue « oui mais ça c’était avant, j’ai changé depuis… » mon oeil! Bref j’aurais aimé une relation où je ne devrais pas jouer la femme-l’homme, la psy et la défenderesse de l’autre 24h sur 24… Au bout de X années, j’ai rompu les fiançailles, j’ai eu la belle famille à dos et Monsieur l’ex n’a pas encore tourné la page… mais ça ce n’est plus mon problème.

J’ai pris du temps avant de me ré-engager dans quelque chose de « sérieux » puis, un jour, j’ai rencontré un Homme avec un grand H, indépendant, doux, respectueux, un papa, un adulte réel bien vivant… Et Cupidon a lancé ses flèches… Grand mal lui en a pris… cet homme bien sous tout rapport ne voulait pas la même chose que moi, Cupidon ne l’avait pas frappé assez fort… Mais ça il ne me l’a dit qu’après un an et demi et une vasectomie faite à la va-vite et sans m’avoir consulté avant… Clap de fin, larmes, colère, déception… Comment encore croire que cet homme existe, comment encore attendre 5-10 ans avant de le rencontrer… J’ai laissé tomber (en tout cas pour un moment).

Cependant, pendant toutes ces années (10-12 ans de ma vie), j’ai toujours su une chose: j’aurais un enfant, à moi ou adopté, en couple ou non. Cet enfant il serait désiré et élevé dans l’amour, pas dans les non-dits ni les disputes et les conceptions trop différentes de la vie en général et de l’éducation en particulier. Cet enfant j’en ai rêvé, je l’ai désiré et je le désire plus que tout… Dernier recours après mure réflexion et avec le soutien de ma soeur et de quelques amis: la PMA. L’insémination artificielle avec donneur anonyme (en Belgique c’est la règle). Le parcours psychologique et médical est long, tortueux, pas simple mais au bout je commence à voir une petite lumière, une étincelle: Un hôpital bruxellois, une équipe médicale, un gynécologue , une psy ont décidé de me faire confiance et de m’aider dans ce projet un peu fou: devenir maman mais sans papa… à la base. J’espère toujours rencontrer cet homme avec qui je pourrais être « moi-même » et qui accepterait ma petite famille (et moi la sienne , si il en a une) pour former une famille… Une famille  différente, mais une famille tout court… Et une maman avec son enfant , c’est déjà une petite famille!  Voici mon parcours.

 

 

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Article mis en avant

Stagnation

Je ne suis pas très régulière dans ce blog. Pas par manque d’envie d écrire mais je n’ai pas trouvé le temps.

Depuis plus d’un mois, je trouve mes repères ici, après un changement de résidence forcé et non choisi.
Je trouve mes repères mais je ne suis pas bien pour la cause.
Il y a beaucoup trop de choses qui bloquent, qui n’avancent pas.
Rien n’est prêt et, je stresse de plus en plus. Dès que quelque chose semble pouvoir avancer, un autre couac survient et me stresse encore plus.
J’ai beau avoir un ami en or et le soutien d’une ou deux personnes proches, je stresse, J’ai peur de ne pas être prête pour l’arrivée de bébé. J’ai peur que ma situation personnelle ne soit pas réglée sur plusieurs points dont je n’ai aucun pouvoir de contrôle et que ce soit toujours « en cours » au moment où j’accoucherai.

On essaie de préparer ma chambre petit à petit et, il y a du boulot pour pouvoir la rafraîchir, 25 ans sans aucun travaux ça laisse des traces…
J espère que debut décembre je pourrai enfin pouvoir investir pour le nécessaire mobilier et monter la chambre pour l’arrivée de bébé. Il restera ensuite à tout acheter de ce qui manque et installer/ranger pour réellement être prête avant l’accouchement…Le temps passe trop vite…

La petite, elle, va bien c’est le principal. De mon côté,je suis ko, physiquement et moralement. Je dors très peu. Ma résistance ne suit plus et moralement, c’est les montagnes russes. Les hormones ne sont pas innocentes mais, le fait de ne pas avoir le contrôle sur trop de choses dans ma vie, de devoir attendre les « autres » avant de voir les situations se régler m’angoisse au plus haut point.
L’ambiance générale côté privé n’aide pas. Difficile de voir le verre à moitié plein tout le temps. Et là, je suis clairement au creux de la vague dans la courbe de l’océan de ma vie qui n’est pas « plate ».
Je n’ai qu’une solution:attendre. Essayer de faire confiance,trouver une « nouvelle » patience,… J’y parviendrais, cependant, parfois, il faut accepter que le moral ne suit pas et c’est clairement le cas en ce moment… Ça passera…

Des nouvelles… De l’imprévu… Du changement… Du tri…

Dix semaines que je n’ai plus posté quoi que ce soit.

Le quotidien a été plus que mouvementé et bouleversé.

Ce qui devait être un « rachat » de maison ne se fera pas. Début septembre j’ai dû prendre la décision d’abandonner cette idée. Un déménagement en « urgence », imprévu s’est organisé. Dans ces moments là le stress prend vite le dessus et, avec la grossesse cela n’arrange rien.

Je tiens à remercier un grand ami pour son soutien et son aide au quotidien. Malgré mon humeur maussade, mes énervement, il a été le seul réellement présent pour m aider à préparer et organiser au mieux ce départ.

Dix ans de sa vie dans une maison ça laisse des souvenirs et beaucoup de travail de tri lorsqu’on part pour un endroit plus « petit et moins pratique pour stocker tout son ménage…

Les amis ont les comptes sur les doigts d’une mains et c’est lorsqu’on a réellement besoin d’aide qu’on se rend compte sur qui on peut réellement compter. Sans citer de nom seuls 2 amis ont réellement été là durant tout ce mois de septembre pour me soutenir moralement pour l’une, pratiquement/physiquement (monter et descendre des caisses enceinte ce n’est pas une partie de plaisir) ainsi que moralement pour le second. Quelques aides ponctuelles se sont avérées bien utiles, merci à mon ami et ancien collègue.

Pour le reste… Ceux qui se disent des « amis », qui n’ont pas la charge d’une famille ou des kilomètres à faire pour arriver… Ils sont bien transparents ou ont toutes les excuses du monde pour qu’on s’intéresse à leur vie mais, il n’y a plus grand monde quand ils savent que de l’aide serait utile… Enfin « si on court après »… Ce qui n’est pas mon style. Ne pas prendre de nouvelles et attendre que ce soit la personne qui est dans la mauvaise situation qui fasse le premier pas n’est pas ma conception de l’amitié: note pour plus tard. Ne rien oublier de tout ça…

Bref la situation n’est pas totalement réglée. Une période d adaptation sera nécessaire avant de pouvoir envisager de réellement preparer l’arrivée de bébé. Bébé qui se fait sentir et que les contractions ont tôt fait de me rappeler au quotidien que je ne suis plus « seule. A défaut de préparation matérielle en attente, j espère pouvoir enfin profiter un peu plus de ma grossesse car ces deux derniers mois ça n’a pas été franchement le cas…

Des nouvelles de bébé bientôt…

La fin du premier trimestre

14 semaines d’aménorrhée.

12 semaines de grossesse.

Une annonce à la famille et aux autres…

Des réactions « trop neutres », d’autres emplies de curiosité parfois malsaine au point de faire des commérages en espérant certainement se faire mousser (ca se réglera en temps voulu).

Des réactions entre étonnement et compliments.  Bref le lot de chaque future maman.

12 semaines entre nausées, insomnies vs pannes de réveil, coups de coeur, coups de blues, questions et autres conseils en tout genre de toute part… Et 12 semaines où les hormones (les vilaines H comme on les nomment avec une copine future maman) tirent les ficelles de nos vies de futures mamans.

12 semaines où ce petit être de 2 cellules s’est transformé en un mini humain de 10-12 centimètres remuant à son gré dans sa piscine à 37°.

12 semaines pour se dire que le risque de fausse couche s’amoindrit au fur et à mesure que le temps passe.

12 semaines où tout se chamboule en moi: mon corps, mes émotions, mes sentiments, ma vision des choses et de l’avenir.

12 semaines et encore 26 devant moi pour vivre la suite de ces bouleversement et préparer l’arrivée de ce bébé: mon bébé!

Du nouveau… mais pas assez.

Ca fait un long moment que je ne suis plus venue sur le blog.

Depuis mai les choses ont peu évolué côté travail. L’ambiance reste aussi tendue dans tout le service.  Un agent est parti, un autre en burnout, mais ça ne fait rien évoluer du côté de la direction qui laisse pourrir la situation et contribue à faire se diviser une équipe déjà fragile. Difficile de rester dans un environnement pareil en étant zen.

Dans mon cas, suite au décès mon supérieur n’a rien trouvé de mieux que de me sortir qu’il s’en lavait les mains de savoir pourquoi je m’étais absentée. Pas de « sincères condoléances  » même hypocrite, juste du mépris. Je suis remontée travailler au bord des larmes. Gérer le deuil d’une personne très chère c’est difficile. Lorsque la famille se déchire ça n’aide pas. Et moi, au milieu j essayais de gérer comme je pouvais…

J’ai voulu reprendre la maison, je me retrouve donc au milieu d’une famille déchirée à essayer de trouver les fonds pour racheter cette maison qui serait mise en vente de toute manière. Le bal des notables commence alors: notaire, assureur, banquier et j’en passe. Aucun ne travaille avec l’autre et les délais légaux approchant, les dents longues de certains ressortent. Ambiance générale = zéro pointé.

Du côté des amis ils sont toujours là, certains ont du mal à me « lâcher la main » pourtant au bout d’un temps, on étouffe et on a besoin de retrouver notre vie sans chaperon. Pas toujours simple à faire comprendre…

Côté projet bébé, il a été mis entre parenthèse deux mois. Puis, J1 est arrivé pour la Xième fois, je ne compte plus. J’ai recommencé les injections de GonalF, les contrôles chez le gygy et, à J10 la clinique de Bruxelles prévoit une 4ème tentative d’iad 2 jours plus tard. Étrangement, je n’ai pas la tête à ça, j y vais presque machinalement. Sans y croire vraiment. Mon esprit est ailleurs depuis de longues semaines et je vis en essayant de faire mon deuil, sans craquer au travail, sans penser… Car les pensées parasites elles sont omniprésentes… Passage à vide. L’esprit PMA est comme partit sans moi… mais 14 jours après l’iad4 il est revenu: ma prise de sang est plus que positive : 254ui. A ne pas y penser, un petit embryon s’est accroché en decrochant mon coeur au passage.

Rien est réglé, en pleine incertitude côté de la maison dans laquelle je vis mais qui n’est pas la mienne.  Le deuil qui se fait difficilement, l’ambiance au travail,… tout est flou sur l’avenir.

Seule certitude un petit être grandit en moi et s’accroche à la vie. Il est temps que la roue tourne et que je puisse moi aussi regarder de l’avant.

J’ai annoncé que j etais enceinte à mon employeur quand j’etais à 5sa. Tôt c’est vrai mais c’était la seule solution pour avoir la protection légale due à la maternité et pouvoir me rendre aux consultations gynécologiques sans encore devoir me justifuer pour tout et rien.

Lors de l’annonce: aucune réaction de face mais une carte en plus pour taper là où ca fait mal. Mon supérieur a tôt fait de sortir cette carte: ma vulnérabilité emotionnelle… Même le début de grossesse est une épreuve dans cette boite. Autant dire que ma tension et mon rythme cardiaque s’emballent. Mon gynécologue a demandé une consultation chez un cardiologue. La pression a été telle que j ai du changé de numéro de téléphone; emails, sms, appels incessants pendant que je suis à la clinique: le harcèlement reprend: mon directeur INTERDIT à ma responsable d’avancer dans les dossiers qui ont pris du retard suite au décès et à l’arrêt forcé en tout début de grossesse.

A 8sa je n’en peux plus, je finis par porter plainte pour harcellement moral à la police. Ca va nous amener à une procédure civile mais cette fois je prends le risque : une petite vie s’accroche en moi, ce petit miracle prend forme, je le vois grandir, j entends son petit coeur et tout s’éclaire: je ne peux plus supporter cette ambiance au travail. Mon médecin, mon gygy, le cardiologue, tous me demandent de me calmer de ne pas m’énerver. Je ne vais plus m’énerver, je vais me battre pour partir de là. Demander mon transfert ailleurs même si c’est plus loin de chez moi. C’est le projet des prochains mois. Changer de lieu, de direction, repartit à zéro s’il le faut.

Je pars de zéro avec ce petit être qui grandit en moi. Pour lui/pour elle je ne me laisserai plus faire…

 

 

 

Mai: une lueur d’espoir ?

muguet-1er-mai_format_626x331Bilan de mars: catastrophique au niveau moral, les imprévus, le décès d’un être cher. La vie est comme « arrêtée  » durant quelques semaines.

Bilan d’avril : accuser le coup, accepter cette nouvelle, apprendre à vivre avec et garder la tête hors de l’eau. Se battre avec la famille, annoncer encore et encore le décès, par téléphone, par courrier, dans la rue… Se faire à l’idée… encaisser encore et encore.

Bilan de mai:

Au niveau professionnel: retour de la plainte pour harcèlement au travail. Recevoir un avis où l’on reconnaît la pression morale et l’agressivité de votre superieur… mais aucune solution concrète et avoir l impression que « mr harceleur » a délégué  à ses sbires la tâche de me mettte la pression sur son personnel. Garder du retard difficile a rattraper et essayer de rester « zen » avec des effectifs reduits et une ambiance merdique… bref que du positif ; humour et humeur noir(e)…

Famille : se renfermer, avoir besoin de recul mais ceci n’est apparemment pas très bien compris.

Amis (la famille qu’on se choisit): heureusement qu’elle existe celle là…

Niveau physique : fatigue mais cycle qui redevient régulier et qui donne peut être une prochaine possibilité d’essai bébé… une lueur d’espoir ?

Vu le contexte extérieur je me demande si c’est vraiment le moment, si le stress ne va pas encore faire tout foirer en cas d’essai de l’iad n°4… Balance de sentiments mitigés entre l’envie d’avancer et l’impression que tout stagne… Suite au prochain article pour la fin mai et ce mois de juin …

 

 

Ceux qui comptent et ceux sur qui l’on peut compter; la famille que l’on se choisit…

Quelques semaines se sont écoulées depuis mon dernier passage.

Un essai iad negatif, un second qui était prévu fin mars mais la nature en a décidé autrement, puis, un choc: le décès brutal de celui que je considérais comme un père.

Les dernières semaines ont été très difficiles. Je laisse donc passer un cycle de « repos » (qui est tout sauf ça), afin de me recentrer et retrouver ma famille. Pas uniquement celle du sang, mais bien celle que je me suis chosie. Les quelques personnes amies qui sont là dans les bons mais surtout les mauvais moments. C’est là qu’on prend conscience de qui compte réellement et de pour qui on compte réellement.  A ces quelques personnes je n’ai pas de mots assez forts pour leurs dire MERCI.

Présents en toutes circonstances, avec chacun leur manière de me montrer que je ne suis pas seule, que je suis soutenue.

Ce sont les mêmes qui sont là depuis des années et qui me soutiennent également, sans jugements, avec parfois quelques conseils, dans mon projet de devenir maman.

J’ai appris que la vie peut s’arrêter à tout moment, mais je sais également qu’elle doit continuer. Qu’il me faut avancer malgrés les difficultés, pièges et autres hypocrisies qui m’attendent. C’est difficile mais je sais que grâce àeux, à cette famille que je me suis chosie, à ma soeur et avec un espoir en l’avenir : le meilleur reste à venir.

Une « copine de galère » de galère m’a annoncé sa grossesse il y a quelque jours. Elle était mal à l’aise: à elle je m’adresse maintenant pour lui dire que son bonheur, je le partage et qu’elle n’a pas à se sentir « coupable » bien au contraire.  C’est la vie qui gagne!

Mon tour viendra, oui je recommencerai les essais bébé, j’ai juste parfois la vie qui me rappelle que la patience n’est jamais mauvaise conseillère.

A bientôt pour la suite de ce parcours.

Et à toutes les mamans et futures mamans, à celles qui espèrent toujours: Rien n’est perdu. Notre tour viendra.

Prenez soin de vous et des vôtres, c’est une des plus grandes richesses ici bas…

 

 

 

Comment ça va? Lynda Lemay

Tout est dit via cette chanson…

 

Comment ça va?
Tu parles d’une question
Regarde-moi
Perdue dans mes saisons
Y’a des tempêtes
Partout dans ma maison
Y’a des fenêtres
Mais y’a plus d’horizon

Comment ça va?
Tu parles d’une question
La vie s’en va
Mais moi je tourne en rond
Je ne sais plus
Ce que j’lègue à mes filles
Je suis perdue
Dans mes éclats d’famille

Je fais des choix
Et je choisis l’erreur
Ca n’s’efface pas
C’est pas d’la bonne couleur
Je suis tachée
Par mille et un vieux drames
J’ai beau pleurer
Mais ça résiste aux larmes

Comment ça va?
Mais tu vas t’la fermer
Y’a des dégâts
Que j’peux pas ramasser
J’vois des éclairs
J’prends ça pour du soleil
Puis c’est l’tonnerre
Après qui me réveille

Moi qui m’croyais
Plus forte que la moyenne
Moi qui passais
La mop sur les peines
De tout un monde
Que je disais comprendre
Voilà qu’j’ai honte
J’me sens incompétente

Il fut un temps
J’étais de bon conseil
Mais maintenant
J’ai besoin d’une oreille
Qui avalerait
Le grand méli-mélo
De ces regrets
Qu’j’avoue à demi mot

Comment ça va?
D’accord, tu veux l’savoir
Ben ça va pas!
J’me perds dans mon histoire
J’sais plus quoi faire
Pour sauver ma famille
Pour être une mère
Solide pour mes filles

Je les console
Je les entend souffrir
J’voudrais retenir
Tout ce qui dégringole
Leur peine déborde
De mes bras trop petits
J’les couve, j’les borde
Mais j’pense pas qu’ça suffit

Comment ça va?
J’ose plus leur demander
Y’a pas de joie
A voir maman pleurer
Non ça va pas
J’en suis si désolée
J’fais tant d’faux pas
Qu’j’ai du mal à marcher

Ça veut pas dire
Que dans un mois ou deux
J’vais pas courir
J’vous jure qu’on s’ra heureux
La vie c’est ça
C’est pas un conte de fée
Mais ça ira
Oui ça va bien aller…

 

Lorsque Dame Nature s’amuse… Voici la réponse que je lui adresse…

Neuf… neuf cycles à espérer, 9 cycles où les déceptions s’enchaînent: pas d’ovulation, stimulation inefficace avec trop de risque de grossesse multiple, essai qui se termine par l’arrivée des règles…  Neuf cycles où mon quotidien tourne autour de la pma, la clinique,  les échographies, les prises de sang (ce qui doit totaliser l’équivalent du nombre de prises de sang en 5 ans…).

Neuf cycles où les hormones rythment ma vie, mon moral et celui de mes plus proches soutiens; (2 ami(e)s, quelques membres de la famille et une collègue extra, à l’écoute moralement ; merci M…); autant dire que j ai pu leur faire subir mes sautes d’humeur à plusieurs reprises,  ils ont une patience incroyable et toujours les mots justes; je ne pourrais jamais leur dire merci assez…

Neuf… En neuf cycles certaines auraient déjà leur petit bout dans les bras… Ou peut-être qu’il leur faudrait le double ou encore plus de temps.  A toutes ces femmes en mal d’enfants,  en procédure de PMA, ces femmes en couple ou non: à toutes je leur dit bravo pour votre courage.

On ne peut pas imaginer le poid psychologique,  moral et physique de ces traitements hormonaux,  de ces visites quotidiennes à la clinique,  au laboratoire. A la douleur de l’échec, l’espérance et la foi de malgré tout croire qu’un jour on sera enceinte et on donnera naissance à ce petit être tant désiré. A vous toutes soyez fière de vous et de votre volonté.

En 9 mois je suis passée par tout un panel d’émotions et d’états d’esprit : peur, impatience,  joie, colère,  tristesse, désarroi,  espérance et on recommence de plus belle…

Jusqu’au jour où parfois ça devient trop… Ça a été mon cas en ce début février,  j avais parlé de mon cycle de contrôle,  où je pensais qu’il serait plus calme puisque sans stimulation ovarienne je n’ovule pas seule…  J’ai des ovaires paresseux comme dit mon gygy (lui aussi je dois le remercier pour l’énergie qu’il met pour se libérer même un dimanche midi pour me faire passer cette écho de contrôle parce que c’est ce jour là, le lendemain serait peut être trop tard. Merci Dr M. pour votre accompagnement et votre disponibilité…)… Bref revenons à ce cycle « de contrôle »  qui n’en fut pas un…

Surprise du chef: Monsieur ovaire droit à décidé tout seul,  comme un grand de me fabriquer un beau follicule: 22 mm la bête ! Et avec ça un endometre au top à j11: 9mm… Bref voilà que la clinique bruxelloise m’appelle pour me dire de déclencher mon ovulation et que le lendemain on fait (Enfin! miracle!) une nouvelle tentative d’insémination artificielle… Mon week-end est chamboulé,  moi avec, je me rends comme une fleur un samedi matin à Bruxelles pour essayer de concevoir un bébé avec mon follicule et des paillettes d’un donneur danois chatain au yeux clairs… Ok c’est vague… Une demi heure après mon arrivée à la clinique je prends le chemin du retour…  Toujours ebêtée… Je ne me rends pas encore compte que les 14 jours les plus long dans la vie d’une femme qui rêve d’avoir un enfant, ces 14 jours sont devant moi…

Ce n’est plus 9 cette fois c’est 14… Et les jours passent,  les émotions font leur retour en force,  toutes plus contradictoires les unes que les autres…  Puis vient le jour de la prise de sang pour le test de grossesse…

Malheureusement on ne s’arrêtera pas à neuf… Les règles sont arrivées sans me demander mon avis… La seule fois où tout se déroulait seul, sans stimulation,  sans y penser (au départ),  cette seule période que je pensais être une période de repos a duré douze jours… Ces douzes jours avant l essai… Et puis les 14 jours suivants ont tôt fait de me re-stresser, me donner de faux espoirs, me fatiguer de nouveau encore plus…

Alors Dame Nature je te dis Merde. Tu ne m’auras plus… Dix, onze,  douze… Peu importe le nombre de cycles, Dame Nature je te défierai… Et je serai maman. Avec ou sans ton aide.

Sur ce Dame Nature, embarque tes flots de sang, vide moi de cet échec et fiche moi la paix… Mais moi je ne t’oublie pas, je vais te défier avec force,  avec foi et avec la médecine et les traitements hormonaux… Tant pis pour la fatigue.  On est des femmes,  on se relève toujours !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un cycle au repos… Ou presque.

Après plusieurs mois d’essais avec stimulation ovarienne au Clomid (hyperstim), et sans stimulation (anovulatoire), un nouveau cycle a débuté… Je n’y ai étrangement pas vraiment pensé. Est-ce le fait de devoir attendre l’autorisation de la mutuelle pour avoir les documents permettant le remboursement des ia sous GonalF, ou le fait qu’on m’a dit: « c’est juste un contrôle » ???  Je ne sais pas, mais, le fait est qu’en laissant mon corps au repos,  j ai laissé également mon esprit se reposer quelques semaines,  du moins en ce qui concerne les essais pma.

Est-ce que janvier à été plus calme pour la cause? Non! Entre l’épidémie de grippe à laquelle je n’ai pas échappée, le boulot et son ambiance maussade, les imprévus en tout genre, les visites à faire et le retard dans beaucoup de domaines, ça n’a pas été de tout repos. Ce n’était peut-être pas plus mal de laisser mes ovaires en paix quelques semaines.

J’ai beaucoup de choses en tête, peu de temps pour y penser et surtout en ce moment l’envie omniprésente qu’on me laisse un peu respirer. Autant dans mes relations amicales que professionnelles. J’ai comme l’impression d’un « trop » permanent. J’ai envie de me retrouver moi-même. J’aurai bien assez d’occasions dans les semaines à venir de voir du monde, surtout des personnes que je préférerais éviter… Malheureusement ce n’est pas toujours possible. Entre l’envie d’ignorer certaines présences et d’en bousculer d’autres, on a tôt fait de se retrouver au milieu d’un contexte relationnel étrange. Je pense qu’un tri va s’imposer cette année…

Si mon projet se réalise cette année, beaucoup de choses vont devoir changer… A commencer par mes relations et les priorités que je leurs accordent…

Billet d’humeur, sans humour… On ne peut pas toujours rire de tout.

 

 

 

 

 

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